Guy Wildenstein

05/10/2010
Guy Wildenstein

Guy Wildenstein

Deuxième sur la liste
sortante et candidat

Quelle est votre expérience en tant qu’expatriée aux Etats-Unis ?

Mon histoire est celle d’un échange permanent entre les cultures française et américaine. Né aux Etats-Unis, j’ai étudié au lycée français de New York puis à la Sorbonne. Depuis, mon activité professionnelle m’a amené à me rendre très régulièrement en France. Ce double héritage a été pour moi une chance formidable et mon souhait est de le transmettre aux autres. A commencer par ma famille : j’ai veillé à ce que mes enfants – élevés à New York – ne soient pas complètement happés par l’American way of life. L’expatriation qui conduit à l’acculturation n’est pas souhaitable. Elle doit, au contraire, être une source d’épanouissement personnel et d’échanges entre différentes cultures.

Pourquoi vous êtes-vous engagée à servir les Français des Etats-Unis ?

J’ai constaté que les Français expatriés tout comme ceux de métropole peuvent se retrouver dans une situation précaire sans savoir à qui s’adresser. C’est pourquoi, j’ai souhaité prendre une part active à l’amélioration de leur quotidien.
Le Conseil Supérieur des Français de l’étranger aujourd’hui Assemblée des Français de l’Etranger étant la seule assemblée représentative des Français établis hors de France où il soit possible d’agir concrètement.
Je me suis présenté et j’ai été élu Conseiller en 1997, puis réélu en 2003. J’ai œuvré aux côtés de Nicole Hirsh et de Jean-Paul Picot pour que les intérêts de nos compatriotes expatriés aux Etats-Unis soient mieux pris en compte. Nous avons obtenu notamment un allègement des cotisations versées à la Caisse des Français de l’Etranger pour les plus jeunes; ainsi qu’un accès facilité aux écoles françaises de l’étranger grâce à l’instauration de la prise en charge et une augmentation du budget des bourses.

Quelles sont vos priorités en tant que candidate pour les Français des Etats-Unis ?

Je suis profondément attaché à l’idée que la scolarité dans un établissement français à l’étranger puisse être accessible à tous les enfants de nos compatriotes expatriés. Toutes les familles françaises expatriées comme celles vivant en métropole doivent pouvoir accéder à l’enseignement français quels que soient leurs moyens financiers. La prise en charge par l’Etat français des frais de scolarité des lycées français à l’étranger décidée par Nicolas Sarkozy dès la rentrée 2007 a répondu à cette attente.
Aujourd’hui, de nombreux adolescents expatriés – notamment issus de familles modestes – étudient dans des lycées français où les frais de scolarité de la Terminale à la Seconde ne sont plus à la charge des familles.

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