Jean-Paul Picot
Jean-Paul Picot |
Quelle est votre expérience en tant qu’expatriée aux Etats-Unis ?
Je suis arrivé aux Etats-Unis il y a plus de 40 ans avec ma femme et mes enfants. Apres une première expérience dans la restauration qui m’a permis de découvrir la culture américaine en sillonnant l’ensemble du pays, j’ai décidé de devenir mon propre « chef » en créant un restaurant à New York : la Bonne Soupe. Cette expérience s’est révélée être un succès et m’a permis d’étendre mes activités: j’ai été le premier à fabriquer et vendre de vrais croissants français à New York ! Je suis un véritable entrepreneur dans l’âme et un amoureux de la cuisine française, et nous sommes très nombreux dans cette situation aux Etats-Unis. Pourquoi vous êtes-vous engagée à servir les Français des Etats-Unis ? Lorsque nous sommes arrivés aux Etats-Unis, j’ai été frappé par l’absence de communication et le manque d’information accessible aux expatriés, sur des sujets pourtant primordiaux comme l’accès à l’enseignement. Et il n’y avait à l’époque que très peu de moyens pour venir en aide aux familles, alors que la scolarité coûte très chère ici ! C’est pour pallier ces manquements, et permettre aux conseillers de jouer un véritable rôle de relais auprès de l’ensemble des Français expatriés que je me suis engagé en tant que Conseiller des Français à l’étranger dès 1992. Quelles sont vos priorités en tant que candidate pour les Français des Etats-Unis ? Comme je l’ai évoqué précédemment, l’accès à l’enseignement français constitue l’une de mes priorités. Nous avons enfin obtenu en 2007 la gratuité de l’enseignement dans les lycées français, ce qui est une excellente chose pour les familles expatriées. Je vais dorénavant m’investir pour augmenter le nombre de Charter Schools dispensant un enseignement bilingue en français et en anglais. Le second axe qu’il me parait important de développer concerne les retraites. Compte tenu de l’obligation pour les résidents français aux Etats-Unis de déposer leur demande de retraites françaises auprès des autorités américaines, il faut faire en sorte que leurs demandes aboutissent plus rapidement, car aujourd’hui le délai moyen est d’un an ! |
